1:
CAVOUR (Sardaigne)
2: COWLEY (Angleterre)
3: BUOL~SCHAUENSTEIN (Autriche)
4: ORLOFF (Russie)
5 :BOURQUENEY (France) |
6:
MANTEUFELL (Prusse)
7: HÜBNER (Autriche)
8: COLONNA~WALEWSKI (France)
9: MEHEMMED~DJÉBIL~BEY (Turquie)
A: BENEDETTI (France)
|
B:
CLARENDON (Angleterre)
C: MOHAMMED~EMIN~AALI~PACHA (Turquie)
D: BRUNNOW (Russie)
E: HATZFELD~WILDENBURG~SCHÖSTEIN (Prusse)
F : PES DE VILLAMARINA (Sardaigne) |
Pour mettre fin à la guerre de Crimée, un congrès
fut convoqué à l’initiative de Napoléon III
à Paris du 27 février au 8 avril 1856 et un traité
fut signé le 30 mars 1856.
La scène se tient au ministère
des Affaires étrangères dans l’ancien salon des
Attachés rebaptisé salon du Congrès, en hommage
au congrès de Paris.
Sur la cheminée est posé
un buste de l’empereur Napoléon III, au mur de droite est
accroché un portrait de l’empereur Napoléon Ier.
De gauche à droite sont
représentés:
(1) le comte de Cavour, président du Conseil et ministre
des Finances du roi de Sardaigne,
(2) le baron Cowley, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire
du roi d’Angleterre,
(3) le comte de Buol-Schauenstein, ministre de la Maison et des
Affaires étrangères de l’empereur d’Autriche,
(4) le comte Orloff, membre du conseil de l’Empire et aide de
camp général du tsar,
puis, derrière la table,
(5) le baron de Bourqueney, envoyé extraordinaire et ministre
plénipotentiaire de France à Vienne,
(7) le baron Hübner (debout), envoyé extraordinaire
et ministre plénipotentiaire de l’empereur d’Autriche,
devant lequel est assis
(6) le baron de Manteufell, président du Conseil et ministre
des Affaires étrangères du roi de Prusse,
à côté de qui se trouve, assis,
(8) le comte Colonna-Walewski, ministre secrétaire d’Etat
au département des Affaires étrangères ;
viennent ensuite
(9) Mehemmed-Djébil-Bey, ambassadeur extraordinaire et
plénipotentiaire de la Porte ottomane, se retournant
vers
(A) Benedetti, directeur des affaires politiques au département
des Affaires étrangères,
(B) le comte de Clarendon, principal secrétaire du roi
d’Angleterre au département des Affaires étrangères,
assis et se retournant vers
(C) Mouhammed-Emin-Aali-Pacha, grand vizir de l’Empire ottoman.
Toujours de gauche à droite, les trois personnages
fermant la composition sur la droite du tableau sont:
(D) le baron de Brunnow, envoyé extraordinaire et ministre
plénipotentiaire du tsar de toutes les Russies,
(E) le comte de Hatzfeldt-Wildenburg-Schoestein, envoyé
extraordinaire et ministre plénipotentiaire du roi de Prusse,
enfin
(F) le marquis Pes de Villamarina, envoyé extraordinaire
et ministre plénipotentiaire du roi de Sardaigne.
L’inspecteur Dubois ne fut pas tout
à fait satisfait de cette présentation où
cependant Dubufe a réparti chaque diplomate au rang convenable,
selon l’importance de la puissances qu’il représente. Tous
semblent irrémédiablement atteints d’inertie; ils
semblent poser, fixés et sans vie, devant celui qui les
a mis en place. En s’attaquant à cet épisode majeur
de l’histoire diplomatique du Second Empire, Dubufe, peintre de
portraits mondains, abordait non sans audace le grand genre de
l’histoire contemporaine inauguré sous le Premier Empire
par Gros et David. Et de fait, ce sujet commandé par l’administration
impériale en 1856 devait être traité avec
le même souci de grandeur et de vraisemblance que les scènes
militaires exécutées pour les galeries historiques
de Versailles par d’autres artistes. Du point de vue de l’exécution,
ce vaste portrait de groupe témoigne d’ailleurs d’un métier
excellent et, du point de vue de la composition, relève
du tour de force, mérites que perçurent les contemporains
du peintre lorsque l’œuvre fut exposée – et admirée
par Napoléon III – au Salon de 1857. |
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